Rencontre avec Théo, réceptif des séjours Chamina Voyages au Cap-Vert

Aujourd’hui nous partons à la rencontre de Théo, qui accueille et accompagne nos clients sur les séjours Chamina Voyages au Cap-Vert depuis maintenant plus de 10 ans.

Randonnée au Cap-Vert © N. Carré

Quelques mots sur ton parcours ?

Je viens du sud des Alpes. J’ai d’abord fait des études d’ethnologie, et après ma maîtrise, j’ai bifurqué vers la montagne. J’ai travaillé comme accompagnateur dans les Alpes françaises et italiennes, à la Réunion, au Cap-Vert, à Sao Tomé… En 2006, je me suis basé au Cap Vert où j’ai formé des guides locaux et monté une petite structure qui s’occupe de la logistique et de l’accompagnement des séjours Chamina Voyages sur place. Je vis maintenant ici depuis plus de 10 ans, j’ai la double nationalité et je n’ai pas prévu de partir d’ici dans l’immédiat !

Fogo © F. Cochard

Pourquoi as-tu choisi de t’installer au Cap-Vert ?

J’étais venu en bateau stop depuis le Sénégal, où je faisais un stage à l’époque. C’était en 2000, j’avais 21 ans et je suis parti sac au dos à l’aventure, sans trop savoir sur quoi j’allais tomber. Tout m’a plu, dès l’abordage : les gens super accueillants et détendus. La musique. Le climat et les paysages, très contrastés. Et l’articulation de tout ça : des villages isolés dans la montagne, l’agriculture irriguée, les plages… Je suis rentré en France et j’ai passé mon brevet d’accompagnateur avec une petite idée en tête, revenir travailler au Cap-Vert. Et c’est finalement ce qu’il s’est passé ! C’est un pays dans lequel on se sent tout de suite bien.

© F. Weber

Quels types de paysage rencontre-t-on en rando sur l’archipel ?

C’est très varié, et c’est l’un des points fort de ce pays. On peut passer du volcan de Fogo, qui est un énorme cône de lave minérale qui sort de l’océan, aux dunes de sables de l’île de Maio ou de Boa Vista où l’on se croit en plein milieu du Sahara. A côté de ça, il y a les versants nord des îles montagneuses très verts et tropicaux, plantés de champs de canne à sucre, de manguiers, où coulent des petits ruisseaux. En quelques centaines de mètres, on passe une crête, on traverse une petite forêt de pins et d’un coup, on laisse derrière soi la végétation tropicale pour découvrir des versants arides complètements désertiques. Enfin, pour compléter le tableau, il ne faut pas oublier les plages de sable blond ou noir selon où on se trouve dans l’archipel, bien agréables en fin de voyage quand on a passé quelques jours à crapahuter sur les sentiers…

Villages du Cap-Vert/ © S. Lemasson

Un mot sur l’ambiance, les habitants, la culture…?

Difficile pour moi de dire ce qui est le plus agréable au Cap Vert, des paysages ou des gens… En tout cas, c’est un peuple très métissé et ouvert, qui a une grande culture du voyage et sait recevoir. Ce sont aussi des gens ouverts et qui, comme souvent dans les pays où les conditions de vies sont simples pour ne pas dire dures, prennent les choses du bon côté. C’est aussi une population jeune, et assez festive. Les grandes fêtes populaires sont des moments importants, et il y en a beaucoup. Tous les prétextes sont bons pour se retrouver, mettre de la musique et faire la fête. Du reste c’est une vraie culture créole, qui a emprunté aux esclaves venus d’Afrique, aux colons venus du Portugal, aux navigateurs venus des 4 coins du monde… un peu de leur façon d’être, pour se créer une identité à part entière et forte. Le résultat est une langue propre, le créole capverdien, des styles de musiques reconnaissables au premier accord de cavaquinho, et un sentiment fort d’unité entre les capverdiens restés au pays et la grande diaspora éparpillée au 4 coins du monde.

© N. Carré

 Et la gastronomie ?

La cuisine capverdienne est très simple et bonne. Beaucoup de légumes et tubercules (igname, manioc, patate douce), du poisson frais ou des fruits de mer, du riz, des haricots et du maïs. Enfin, selon les saisons, les fruits : mangue, papaye, goyave, banane etc. Et n’oublions pas le petit rhum, sec ou arrangé, produit artisanalement dans les montagnes en apéro ou digestif, ainsi que le très bon vin blanc de Fogo qui accompagne le repas, un produit en altitude sur les flancs du volcan.

Voyage randonnée au Cap-Vert / © F.Cochard

Pour finir, une devise ?

L’escudo ! Désolé pour ce mauvais jeu de mot, mais même l’argent est joli au Cap Vert ! Les billets représentent les grands musiciens nationaux, dans les tonalités orangées / violettes, et les pièces, les plantes et les oiseaux endémiques.

© F. Cochard

Les commentaires sont désactivés.